Seuil de rentabilité : formule, exemple d'une boutique en ligne et ce qui le déplace

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Table des matières
  1. Quand une boutique calcule son seuil de rentabilité
  2. Seuil de rentabilité : la formule
  3. Calcul du seuil de rentabilité en ligne
  4. Calcul du seuil de rentabilité : exemple d'une boutique en ligne
  5. Quelles charges d'une boutique sont fixes et lesquelles variables
  6. Seuil de rentabilité et impôts : TVA, micro-entreprise, IS
  7. Combien dépenser en publicité par commande
  8. Ce qui déplace le plus le seuil de rentabilité
  9. Comment calculer avec des centaines de produits
  10. Quand le calcul induit en erreur
  11. Quand vérifier le seuil chaque mois
  12. Questions fréquentes
  13. Sources

Le seuil de rentabilité est le chiffre d'affaires (ou le nombre de ventes) à partir duquel l'entreprise couvre toutes ses charges : le résultat est nul. Il se calcule ainsi : seuil de rentabilité = charges fixes ÷ taux de marge sur coûts variables, ou en volume, charges fixes ÷ marge sur coûts variables par unité. Une boutique avec 6 500 € de charges fixes par mois et 12 € de marge par commande a besoin de 542 commandes pour arriver à zéro. Chaque commande suivante rapporte du bénéfice.

L'erreur est rarement dans la formule, mais dans ce qu'on y met : commissions oubliées, livraison offerte, prix TTC au lieu de HT ou cotisations de micro-entrepreneur déplacent le seuil de centaines de commandes. Vous trouverez ci-dessous le calcul en volume et en euros sur une boutique fictive, le point mort, l'effet de la TVA et du régime micro, la limite de publicité par commande et ce qui déplace le plus le seuil.

Quand une boutique calcule son seuil de rentabilité

Le plus souvent avant de lancer une boutique en ligne ou un nouveau canal de vente, quand il faut savoir combien de commandes par mois paient le loyer, les salaires et les abonnements. Ou quand il y a du chiffre d'affaires mais pas d'argent, et qu'on veut savoir combien vendre pour au moins ne pas perdre. On cherche « calcul seuil de rentabilité » et « seuil de rentabilité formule », puis viennent les questions sur le TMSCV, le point mort et Excel.

La formule est la même pour un café et pour une boutique en ligne. Ce qui change, c'est ce qui compte comme coût variable : une boutique en a plus que les exercices corrigés — commissions de marketplace, frais de paiement, livraison, publicité par commande, retours.

Seuil de rentabilité : la formule

Divisez les charges fixes de la période par la marge sur coûts variables par unité : vous obtenez le nombre de ventes à partir duquel l'entreprise ne perd plus d'argent. C'est le seuil de rentabilité en quantité. Le seuil en valeur, c'est-à-dire le chiffre d'affaires en euros, s'obtient en divisant les mêmes charges fixes par le taux de marge sur coûts variables (TMSCV).

Seuil en quantité, unités = CF ÷ (PV − CVu)
Seuil en valeur, € = CF ÷ TMSCV
TMSCV = (PV − CVu) ÷ PV
Notations : CF — charges fixes par mois, PV — prix de vente HT (panier moyen), CVu — coûts variables par unité (par commande).
  • Charges fixes : elles ne dépendent pas des ventes. Loyer, salaires, expert-comptable, abonnements logiciels, assurances.
  • Coûts variables : ils naissent à chaque vente. Coût d'achat des marchandises, commissions de marketplace et de paiement, livraison à votre charge, emballage, publicité par commande.
  • Marge sur coûts variables (MCV) : prix moins coûts variables. C'est l'argent que chaque commande apporte pour couvrir les charges fixes.

Au seuil de rentabilité, le résultat est nul : toute la marge sur coûts variables part dans les charges fixes. Le point mort, lui, est la date à laquelle ce seuil est atteint dans l'année ou dans le mois.

Calcul du seuil de rentabilité en ligne

Saisissez les charges fixes du mois, le prix unitaire et les coûts variables par unité : l'outil calcule le seuil de rentabilité avec la formule CF ÷ (PV − CVu), en unités et en euros. Avec un objectif de ventes, vous voyez aussi le bénéfice et la marge de sécurité. Le calcul se fait dans votre navigateur, les données ne sont envoyées nulle part.

Calcul du seuil de rentabilité : exemple d'une boutique en ligne

Exemple fictif pour le calcul, les chiffres ne sont ni des données de marché ni les tarifs d'un prestataire. La même boutique que dans l'article sur l'analyse SWOT : 1 000 commandes par mois avec un panier moyen de 50 €, le produit coûte 30 €, commissions de marketplace et de paiement 6 % du prix, livraison à la charge de la boutique 1 €, publicité 4 € par commande. Charges fixes : 6 500 € par mois. Tous les montants sont HT.

Commande de 50 € : produit 30, commissions 3, livraison 1, publicité 4, il reste 12 € pour les charges fixes
Une commande : du prix à la marge sur coûts variables (chiffres fictifs)
PosteMontant, €Part du prix
Panier moyen HT50100 %
Produit (coût d'achat)−3060 %
Commissions 6 %−36 %
Livraison à la charge de la boutique−12 %
Publicité par commande−48 %
Marge sur coûts variables1224 %
En quantité : 6 500 ÷ 12 = 541,67 → 542 commandes par mois
En valeur : 6 500 ÷ 0,24 = 27 083 € de chiffre d'affaires par mois

Arrondissez toujours au-dessus : à 541 commandes, la boutique est encore en perte. Vérification : 542 × 12 = 6 504 € de marge contre 6 500 € de charges fixes. À 1 000 commandes réelles, la boutique gagne 1 000 × 12 − 6 500 = 5 500 € de résultat d'exploitation.

Graphiquement, le seuil de rentabilité est le point où la droite du chiffre d'affaires croise celle des coûts totaux. La droite des coûts ne part pas de zéro mais de 6 500 € de charges fixes : elles sont dues même sans aucune commande. À gauche du croisement, c'est la zone de perte, à droite la zone de bénéfice.

Graphique du seuil : droites du chiffre d'affaires et des coûts dès 6 500 € se croisent à 542 commandes

Le seuil s'exprime aussi en pourcentage du chiffre d'affaires prévu : 27 083 ÷ 50 000 = 54,2 %. Le reste est la marge de sécurité : 50 000 − 27 083 = 22 917 €, soit un indice de sécurité de 45,8 %. C'est le chiffre d'affaires que la boutique peut perdre avant de passer en négatif.

Le point mort se calcule à partir du même rapport : seuil ÷ chiffre d'affaires × durée de la période. Si les ventes sont régulières, 27 083 ÷ 50 000 × 30 = 16,25 jours : la boutique couvre ses charges du mois le 17 et travaille ensuite pour le bénéfice. Sur une année, on multiplie par 12 mois ou par 360 jours.

Quelles charges d'une boutique sont fixes et lesquelles variables

Testez chaque poste avec une question : le montant change-t-il si demain aucune commande n'arrive ? S'il reste, c'est une charge fixe ; s'il disparaît, un coût variable. Une erreur sur une ligne déplace le seuil de centaines de commandes.

Charges fixes : loyer, salaires, logiciel ; coûts variables : colis, paiement par carte, publicité par commande
Charges fixes et coûts variables d'une boutique en ligne
PosteOù le classerPiège
Coût d'achat des marchandisesvariableprendre le coût complet : transport depuis le fournisseur et écarts de change compris
Commission de marketplace, frais de paiementvariableen pourcentage du prix — avec une remise, ils baissent avec le prix
Livraison à votre charge, emballagevariable« livraison offerte dès … », c'est quand même vous qui payez
Retoursvariabledeux envois sans chiffre d'affaires ; intégrer la moyenne par commande
Publicitéselon le mode de paiementpaiement à la commande — variable, budget mensuel fixe — fixe
Loyer, salaires, expert-comptable, logiciels, assurancesfixeaugmentent par paliers : un deuxième entrepôt ou une embauche relèvent le seuil

La publicité pose le plus de questions. Si vous payez la marketplace à chaque vente, c'est un coût variable, comme dans l'exemple. Si un budget de 4 000 € par mois est fixé et dépensé quel que soit le volume, il passe dans les charges fixes : CF = 10 500 €, marge 16 €, seuil 10 500 ÷ 16 = 656,25 → 657 commandes au lieu de 542.

Seuil de rentabilité et impôts : TVA, micro-entreprise, IS

Si vous êtes au régime réel de TVA, calculez en HT : la TVA collectée sur le prix TTC est reversée à l'État, la TVA payée sur les achats est déductible. Mettre le prix TTC dans la formule donne un seuil trop bas.

En franchise en base de TVA (article 293 B du CGI), c'est l'inverse : vous ne facturez pas de TVA, mais vous ne pouvez pas non plus déduire celle de vos achats. Pour une activité de vente, la franchise s'applique si le chiffre d'affaires de l'année précédente ne dépasse pas 85 000 € et celui de l'année en cours 93 500 €. Dans la formule, mettez donc votre prix de vente sans TVA et vos coûts d'achat TTC, TVA du fournisseur comprise. En Belgique, le régime de la franchise des petites entreprises suit la même logique : pas de TVA facturée, pas de TVA déduite sur les achats.

En micro-entreprise, une charge de plus devient variable : les cotisations sociales sont calculées sur le chiffre d'affaires, 12,3 % pour la vente de marchandises (13,3 % avec le versement libératoire de l'impôt sur le revenu). Exemple fictif : une petite boutique au panier de 50 €, 38 € de coûts variables hors cotisations et 500 € de charges fixes par mois. Sans cotisations : 500 ÷ 12 = 41,7 → 42 commandes. Avec 12,3 % : la marge tombe à 12 − 6,15 = 5,85 €, et le seuil passe à 500 ÷ 5,85 = 85,5 → 86 commandes, deux fois plus.

L'impôt sur les sociétés et l'impôt sur le revenu dépendent du bénéfice. Au seuil de rentabilité, le bénéfice est nul : ils ne déplacent donc pas le seuil, ils déterminent ce qui reste du bénéfice au-delà. Pour une société, l'IS est de 25 %, avec un taux réduit de 15 % sur les 42 500 premiers euros de bénéfice pour les PME qui remplissent les conditions (chiffre d'affaires jusqu'à 10 millions d'euros, capital entièrement libéré et détenu à au moins 75 % par des personnes physiques).

Combien dépenser en publicité par commande

Pas plus que la marge avant publicité moins la part des charges fixes par commande. Dans l'exemple, une commande rapporte avant publicité 50 − 30 − 3 − 1 = 16 €. C'est le plafond absolu : si la publicité coûte plus par commande, la commande est en perte avant même le loyer et les salaires.

Limite de publicité par commande = (PV − CVu hors publicité) − CF ÷ commandes prévues
Exemple : 16 − 6 500 ÷ 1 000 = 16 − 6,50 = 9,50 €.

Avec un objectif de 1 000 commandes, la boutique arrive à zéro tant que la publicité ne coûte pas plus de 9,50 € par commande. Avec 600 commandes prévues, la limite tombe à 16 − 10,83 = 5,17 €. Moins il y a de commandes, moins chacune doit coûter : les charges fixes se répartissent sur moins de ventes.

Ce qui déplace le plus le seuil de rentabilité

Le prix et les remises, plus que les charges fixes. Une remise réduit la marge de chaque commande, il faut donc vendre beaucoup plus pour couvrir les mêmes 6 500 €. Reprenez le même exemple et changez une seule chose à la fois.

Seuil : 542 commandes sans changement, 453 avec prix +5 %, 891 avec une remise de 10 %
Un changement — nouveau seuil de rentabilité (chiffres fictifs, le reste comme dans l'exemple)
ChangementMarge par commande, €Seuil, commandes
Sans changement12542
Prix +5 %14,35453
Coût d'achat −5 %13,50482
Charges fixes +1 000 €12625
Publicité 6 € au lieu de 4 € par commande10650
Remise client de 10 %7,30891

Une remise de 10 % baisse le prix de 5 €, mais la marge de 4,70 € sur 12 €, soit de 39 %. Le seuil monte de presque deux tiers, de 542 à 891 commandes. Des prix à +5 % agissent en sens inverse : presque toute la hausse, moins 6 % de commission, va dans la marge.

D'où l'ordre à suivre quand le seuil est au-dessus des ventes réelles :

  1. Vérifiez les prix que vous n'avez pas changés depuis longtemps, surtout après une hausse du fournisseur. La marge unitaire à un prix donné se vérifie avec le calculateur de marge.
  2. Comparez les prix d'achat de plusieurs fournisseurs : chaque euro économisé à l'achat baisse le seuil.
  3. Calculez le coût publicitaire par commande pour chaque canal et coupez ceux qui dépassent la limite de la section précédente.
  4. Seulement ensuite, réduisez les charges fixes ou augmentez les ventes.

Comment calculer avec des centaines de produits

Calculez en euros, pas en unités : divisez les charges fixes par le taux de marge sur coûts variables moyen de la boutique. Ce taux, c'est la marge totale du mois divisée par le chiffre d'affaires total, pas la moyenne des pourcentages de chaque produit.

Avec des milliers de références, un « seuil en unités » n'a pas de sens : on n'additionne pas une coque de téléphone et un ordinateur portable. Prenez les chiffres du mois précédent : chiffre d'affaires, coût d'achat et coûts variables. Si le mix de produits change, par exemple parce que les produits bon marché à faible marge se vendent davantage, le seuil monte alors qu'aucun prix n'a bougé. C'est pourquoi on le recalcule chaque mois.

Dans Excel, trois cellules suffisent : B1 — charges fixes, B2 — panier moyen HT, B3 — coûts variables par commande. Dans Excel en français, le point-virgule sépare les arguments.

Seuil en unités : =ARRONDI.SUP(B1/(B2-B3);0)
Seuil en euros : =B1/((B2-B3)/B2)
Dans la version anglaise d'Excel, la même fonction s'appelle ROUNDUP et le séparateur est la virgule.

Quand le calcul induit en erreur

La formule suppose que le prix, les coûts variables et les charges fixes ne changent pas avec le volume. Dans une boutique, c'est vrai seulement dans une certaine plage :

  • Les charges fixes augmentent par paliers. À 2 000 commandes, il faut une personne de plus ou un entrepôt plus grand, et le seuil saute.
  • La publicité coûte plus cher avec le volume. Les premières commandes viennent à bas prix, chacune des suivantes coûte plus, donc à gros volume la marge est plus faible.
  • Les retours mangent le chiffre d'affaires. Ne comptez que les commandes restées chez le client et ajoutez le coût des retours aux coûts variables.
  • Le seuil ne voit pas l'argent immobilisé en stock. Une boutique peut être au-dessus du seuil et manquer de trésorerie si le bénéfice part en stock ou attend le versement de la marketplace.

Quand vérifier le seuil chaque mois

Quand les prix fournisseurs et les taux de change bougent chaque semaine : un seuil calculé au printemps n'est plus juste à l'automne, parce que la marge a changé. Il est plus utile de mettre côte à côte, une fois par mois, deux chiffres : le seuil calculé et le chiffre d'affaires réel.

Dans Elbuz, l'analyse des ventes affiche le chiffre d'affaires, le bénéfice et la marge des commandes confirmées, par jour, semaine ou mois, filtrés par catégorie, entrepôt et source de commande. C'est le niveau brut : le rapport ne déduit ni commissions, ni publicité, ni impôts, vous complétez donc la marge sur coûts variables avec le tableau de cet article. La page gestion des commandes montre comment les commandes arrivent au même endroit.

Pour qui ce n'est pas utile : avec quelques dizaines de commandes par mois, le tableur à trois cellules de la section précédente suffit.

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Questions fréquentes

Comment calcule-t-on le seuil de rentabilité d'une activité ?

En valeur : charges fixes divisées par le taux de marge sur coûts variables. En quantité : charges fixes divisées par la marge sur coûts variables par unité, CF ÷ (PV − CVu).

Comment calculer le TMSCV ?

Marge sur coûts variables divisée par le chiffre d'affaires HT, (PV − CVu) ÷ PV. Dans l'exemple : 12 ÷ 50 = 0,24, soit 24 %.

Quelle est la différence entre seuil de rentabilité et point mort ?

Le seuil de rentabilité est un montant de chiffre d'affaires ou un nombre de ventes. Le point mort est la date à laquelle il est atteint : seuil ÷ chiffre d'affaires × durée de la période.

Quelle est la formule pour calculer le seuil de rentabilité en volume ?

Charges fixes ÷ (prix de vente unitaire HT − coût variable unitaire), arrondi à l'unité supérieure. 6 500 ÷ 12 = 541,67, donc 542 commandes.

Quelle est la formule Excel pour calculer le seuil de rentabilité ?

Charges fixes en B1, prix en B2, coûts variables unitaires en B3 ; le volume s'obtient avec =ARRONDI.SUP(B1/(B2-B3);0), le chiffre d'affaires avec =B1/((B2-B3)/B2).

Quel est le bon seuil de rentabilité ?

Il n'y a pas de bon chiffre en soi : ce qui compte, c'est l'écart avec vos ventes. Plus la marge de sécurité est grande, plus la boutique résiste à une baisse des ventes.

Comment trouver le seuil de rentabilité graphiquement ?

Tracez la droite du chiffre d'affaires (à partir de zéro) et celle des coûts totaux (à partir du niveau des charges fixes) en fonction du volume. Leur intersection est le seuil, à gauche la zone de perte, à droite la zone de bénéfice.

Sources

  • Service-public.fr, « Franchise en base de TVA » (art. 293 B du CGI) : seuils 85 000 € / 93 500 € pour les activités commerciales, pas de déduction de la TVA sur les achats ; vérifié par l'administration le 01.01.2026 — entreprendre.service-public.gouv.fr.
  • Service-public.fr, cotisations sociales du micro-entrepreneur : 12,3 % du chiffre d'affaires pour la vente de marchandises, 13,3 % avec le versement libératoire ; vérifié par l'administration le 01.01.2026 — entreprendre.service-public.gouv.fr.
  • Service-public.fr, impôt sur les sociétés (art. 219 du CGI) : taux normal 25 %, taux réduit 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice et ses conditions ; vérifié par l'administration le 17.02.2026 — entreprendre.service-public.gouv.fr.
  • SPF Finances (Belgique), régime de la franchise des petites entreprises — finances.belgium.be.
  • Assistance Microsoft, fonction ARRONDI.SUP — support.microsoft.com.

Vérifié le 01.11.2026. Les autres chiffres de l'article sont des exemples de calcul fictifs.

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